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mar 12

Interview par les Léopards du RMB – Pierre Chantemargue

léopards

Nous vous proposons de découvrir les différentes expériences de Pierre Chantemargue (Président de l’Association) à travers ces mots.

 

. Le mot du Président :

En premier lieu, je souhaite dédier  cette interview à notre Doyen Gilbert LAUNAY qui nous a quitté le Mardi 06 Février 2018 dans sa 83ème année.

Gilbert, pilier du SPO Rouen en tant que joueur, trésorier, caissier, dirigeant, était d’une grande gentillesse et très discret.

Il a suivi toute l’évolution du club filles/garçons avec ses joies et ses peines.

Un grand MONSIEUR.

. Pourrais-tu te présenter Pierre ? Tes origines dans le Basket ?

J’ai commencé le basket à l’âge de 14 ans à l’USMT (Union Sportive
Métropolitaine des Transports) sur Paris (ce qui correspond à la RATP) à Porte de Choisy, où le chauffage n’existait pas à part 4 malheureuses appliques  de chaque côté du mur, l’hiver le sol glissait, et on ne parle pas des douches.

Cependant que de bons souvenirs.

Ensuite, avec le travail j’ai été muté à Rouen et j’ai joué pour la Société Générale.

Puis je suis venu au SPO Rouen, et j’y suis resté.

. Tes différents rôles au sein de l’Association et ta fonction de Président ?

J’ai été Joueur/Coach/Arbitre/OTM, finalement Dirigeant et maintenant Président.

Toutes les fonctions à l’intérieur d’un club pour que celui-ci puisse fonctionner, d’où la recherche constante de bénévoles.

La fonction de Président est très prenante, je rends hommage à ceux qui travaillent et qui ont cette fonction. Personnellement je suis en retraite, et j’y passe un maximum de temps, surtout les week-end. Dans la semaine je passe à la salle, et on échange avec  les coachs. Je m’occupe aussi de tous les dossiers pour la Ville/Département pour les subventions.

Trouver des sponsors, pour pouvoir avoir des entraineurs qualifiés, continuer la bonne dynamique du club sur le sérieux de l’entrainement dispensé.

. L’histoire et les projets à venir pour le SPO Rouen Association ?

L’histoire : garçons et filles jouaient à la salle Lionel Terray à Rouen. Ensuite les filles sont montées au plus haut niveau, et les garçons ont pris le relais avec une ascension très rapide (voir les fanions dans la salle).

Destruction de la salle mythique Lionel Terray et tout le monde est arrivé aux Cotonniers. Ensuite juridiquement, l’Association s’est séparée des pros, car la gestion des budgets n’était pas comparable.

A ce jour, nos actions se portent sur le développement de l’Ecole de basket (30 enfants) sur le Sport-Etudes en partenariat avec le collège Camille Claudel (17 jeunes) et le sport adapté avec l’I.M.E de Mont-Cauvaire.

Bien suivre nos jeunes, car plusieurs sont dans différentes sélections, et essayer de les garder en leur  proposant des projets.

. Du SPO au RMB ?

Du SPO au RMB, je n’y pense même pas. Nous sommes séparés comme je l’indiquais juridiquement, mais on est en excellents termes et nous échangeons sans problèmes.  La différence c’est que je vais voir les matchs au KINDARENA . Et puis Ian Mahinmi veut s’investir, c’est très bien.

. Ton ressenti sur la saison actuelle du RMB ?

Cette saison est pleine d’espoir, une équipe très jeune et qui mouille le maillot, c’est ça que le public veut. Les résultats sont au bout 9ème à ce jour. Je leur souhaite de faire les Playoffs.

. Quels sont tes plus grands souvenirs avec le RMB et/ou le SPO ?

Des grands souvenirs, pas de spécial en particulier. Pendant plusieurs  années  j’ai accompagné l’équipe première du SPO. Nous faisions les chauffeurs avec Michel Veyronnet, Pascal Hardy et moi-même.

Et dans tout match de basket des retournements de situation qui te font accélérer tes battements de cœur en espérant fortement que la victoire soit au bout.

Cela m’a aussi permis de côtoyer un maximum de joueurs, avec leurs qualités et leurs défauts. 

De très bons moments.

. As-tu une anecdote à nous raconter ?

Dans ma jeunesse, je devais avoir 14 ou 15 ans, pour la première fois dans notre équipe Première est venu un jeune joueur américain, venu faire ses études universitaires en France. Il avait une stature impressionnante, un grand blanc, blond. Il avait une façon de courir, de sauter et son shoot, nous jeunes on est resté baba. A cette époque là nos panneaux étaient en bois et la notion de Dunk était inconnu pratiquement. Cette pratique n’étaient pas du tout aux goûts du jour alors qu’aujourd’hui c’est devenu spectaculaire. Mais ce joueur, dans sa façon de s’entraîner physiquement et sa façon de shooter, nous a effectivement ouvert les yeux,  comme quoi nous étions en retard dans les techniques d’entrainement au niveau des jeunes. Quand il est arrivé dans l’équipe première, celle-ci gagnait des matchs et avait un très bon niveau. On aurait pu comparer l’équipe à une NM1 voir Pro B à l’époque, cela remonte à plus de 40 années. Aujourd’hui toute la schématique a changé. C’était les prémices de l’évolution du basketball.

. Pour conclure Monsieur le Président ?

Mon souhait : que des bénévoles  s’investissent et je remercie  ceux qui viennent, que nos jeunes n’hésitent pas  à passer les diplômes nécessaires pour devenir OTM/ ARBITRE car il y a un grand manque dans ce domaine, et cette année un certain nombre de matchs n’ont pas eu d’arbitres.

Mais nous restons optimistes. Vive le basket à ROUEN.

Pierre Chantemargue – Président du SPO Rouen Association.

 

groupe

Vous retrouverez la section du groupe de supporters du RMB en cliquant sur le lien ci-dessous :

Rejoignez les Léopards !

Nous remercions l’excellente initiative des Léopards du Rouen Métropole Basket pour avoir sollicité cette interview qui permettra à chacun de mieux connaître le parcours de notre Président.